
Est-ce dans le bouquet que la fleur est plus belle, ou bien dans le pré où elle pousse, quand nous nous sommes mouillé les pieds pour aller la chercher ?
— Henry David Thoreau (1817 — 1862)
Cette exposition, à voir du 30 mai au 28 juin, s’inscrit dans un dialogue entre l’élan vital et une forme de simplicité brute, entre la quête de présence et le retour à l’essentiel. Pour Amélie Grooscors, il ne s’agit pas tant d’avancer que de s’arrêter, de faire silence, de se déposer dans un lieu jusqu’à ce qu’il s’ouvre pleinement au regard.
Sur la terre familiale comme au fil de ses voyages récents, l’artiste développe une relation lente avec le vivant. Le sous-bois, les prairies, les fragments de paysage deviennent des espaces d’attention où la nature se révèle autant dans ses formes visibles que dans ce qu’elle laisse pressentir. Son travail glisse ainsi de la représentation vers une abstraction puisée dans la nature elle-même : lignes, textures, rythmes et traces composent un langage où l’imperceptible affleure.
Les éléments recueillis deviennent des empreintes, mais aussi des refuges intérieurs, particulièrement dans les périodes d’hiver et de solitude. Un mysticisme diffus traverse sa démarche, révélant des correspondances entre le tellurique et le céleste, entre matière et lumière. Cette exposition propose ainsi un espace de lenteur et de contemplation, une invitation à entrer en relation avec le vivant, à en percevoir les résonances subtiles et à accueillir, dans l’expérience sensible, une forme de mystère à la fois tangible et invisible.
Catalogue disponible sur demande // Mise en ligne des œuvres prévue le 30 mai 2026